L’autonomie alimentaire ? Pourquoi faire ?
Imagine, on est mercredi après-midi, tu arrives au supermarché comme chaque semaine… Et là, stupeur.
Les rayons sont complètement vides.
Tout a été dévalisé.
Il reste quelques paquets de bretzels et quelques conserves… Tout le reste a été acheté.
Que fais-tu ?
L’idée n’est pas de te faire peur, simplement de te mettre face à une réalité possible.
Dans cet article tu vas découvrir :
Pourquoi l’autonomie alimentaire ?
Comment progresser en autonomie alimentaire ?
Quels sont les 3 points de vigilance ?
Comment faire avec l’eau ?
Sommaire
Pourquoi l’autonomie alimentaire ?
L’expérience mentale du supermarché a un seul but : te montrer que l’opulence n’a rien de stable.
Nous avons évolué depuis des dizaines d’années avec des rayons pleins, de la nourriture à profusion…
Au point où n’envisageons pas qu’il puisse en être autrement.
Or, dépendre d’un système centralisé sur lequel tu n’as aucun contrôle pour subvenir à l’un de tes besoins les plus vitaux (te nourrir) est quelque peu risqué.
C’est un fonctionnement fragile.
Le moindre rouage dans ce système et tu ne manges plus à ta faim, tu dépends d’un tiers comme l’Etat pour te nourrir, tu redeviens un enfant.
Ne faisons pas dans la paranoïa, ne prenons pas la posture extrême à vouloir tout produire soi-même et être complètement indépendant.
Revenir au stade de paysan ou de chasseur-cueillir n’est pas dans nos plans.
Par contre, il y a un équilibre personnel à trouve et c’est tout l’enjeu sur Mon Autosuffisance.
Un équilibre qui dépend de tes envies, de tes besoins, de ton environnement (familial, citadin ou rural),… entre l’autosuffisance totale et la dépendance totale.
En considérant le système centralisé de plus en plus fragile dans lequel on vit (car mondialisé, dopé par la croissance, la monoculture,…), le risque de pénurie est loin d’être nul.
Alors, comment assurer tes arrières sans tomber dans une crainte du futur ?
Comment progresser en autonomie alimentaire ?
Qui dit autonomie… Signifie forcément créer ta propre machine de production alimentaire, de transformation, de conservation.
Plusieurs possibilités s’offrent à toi :
1/ Produire ta propre nourriture :
– Des légumes avec le maraîchage de potager
– Des fruits avec des arbres fruitiers
– Des œufs avec des poules
– De la viande avec l’élevage d’animaux (lapins, poules, canard, chèvre…)
2/ Conserver ta nourriture :
– Par la lacto-fermentation
– Par les conserves
– Par le séchage : viande séchée
3/ Stocker ta nourriture :
– Constituer tes réserves
Chacune des étapes est indépendante et en même temps reliée aux autres.
Tu peux partir de l’animal que tu élèves, pour le tuer, le découper puis faire de la viande séchée pour conserver (là c’est l’extrême).
Tu peux acheter des pièces de viande chez le boucher et les faire écher (version simple)
On en revient au temps/énergie/argent que tu veux y investir.
Autonomie alimentaire : 3 points de vigilance
Attention : quand tu démarres dans le domaine de l’autonomie alimentaire, tu peux vite te décourager si tu te focalises sur tout ce qu’il y a à faire : le potager avec les semis, la serre chauffée, les buttes à faire, l’arrosage automatique à installer,…
Tu peux tout à fait commencer avec un petit potager de 15 m2 qui est très vite mis en place et dont tu t’occupes en peu de temps.
Il est important que tu gardes à l’esprit ces 3 points :
1. Ne cherche pas la perfection : pour progresser dans ton autonomie alimentaire et diminuer ta dépendance au Système, tu n’as pas besoin de TOUT faire parfaitement. Il y a juste à démarrer et à faire…
2. Un pas à la fois : comme pour une randonnée, tu as juste à poser un pied devant l’autre. D’abord tu commences par mettre des pieds de tomates, puis tu plantes des carottes, puis tu achètes des poules… Et au fur et à mesure, tu gagnes en connaissances, en compétences, et en autonomie !
3. Faire simple et antifragile : garde à l’esprit que les grandes installations avec beaucoup de complexité sont fragiles (et coûteuses). Rien ne vaut la simplicité et la rusticité. Un simple poulailler fait en palettes vaut peut-être mieux qu’un poulailler dernier cri avec des systèmes électroniques qui peuvent tomber en panne et qui consomment de l’énergie.
Le cas de l’eau dans l’autonomie alimentaire
Il serait impensable de parler d’autonomie alimentaire sans parler de l’eau.
En effet, si on s’en tient à la règle des 3, l’être humain survit 3 semaines sans nourriture (en moyenne), alors qu’il survit 3 jours sans eau (en moyenne).
Ca veut dire quoi ?
Concrètement, quand tu pars en randonnée, pense à prendre une gourde d’1,5L plutôt qu’un casse-croute !
Dans le cadre de l’autonomie alimentaire, il est important de prendre en compte cette dimension.
Tout comme les supermarchés, il peut y avoir X raisons qui font que tu n’as plus accès à l’eau potable : inondation, intoxication, canalisation qui pète…
Evidemment ça dépend là encore de ton contexte, de la saison,… Tu ne vas pas stocker la même quantité d’eau.
Il est important de penser à :
1/ La récupération d’eau : par l’eau de pluie ? Par un forage ? Par un puits ?
2/ Le stockage de l’eau : dans une cuve de 1000L ? Dans des bouteilles ? Dans quelles conditions ?
3/ La purification de l’eau : selon l’usage, il est nécessaire de purifier ton eau. Autant l’eau est nécessaire à la vie, autant l’eau toxique peut précipiter la fin de ton expérience terrestre…